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J. Diaz Cintas (2001, pp. 111-135) ; X. Castro Roig in M. Duro (2001, pp. 278-281). |

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| Dans
le cadre des Rencontres de Rennes sur les "spécialités
et spécialisations dans la formation et les pratiques professionnelles
des traducteurs", il nous a semblé pertinent de proposer une
analyse de la traduction en portugais du scénario de "Termites
Attack", documentaire de Thierry Berrod. Pourquoi ce choix ? |
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| Il
s'agit en fait de l'un des nombreux textes de traduction par sous-titrage,
produits au Portugal, pays où l'existence de 4 chaînes de
télévision, auxquelles se sont ajoutées plus récemment
des chaînes par câble, augmente de plus en plus la demande
de ce type de traduction. D'un autre côté, le marché de projections cinématographiques, la distribution vidéographique et les nouveaux supports multimédias (jeux, DVDs, CD-ROMs) élargissent encore le champ de ce service de traduction. Parallèlement à cet énorme marché, surgissent les festivals de l'audiovisuel, qui constituent un espace de plus pour le développement de cette demande spécifique de sous-titrage. |
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| Néanmoins, cette pratique de traduction est encore peu normalisée et, dans la majorité des cas, elle est exercée sans préparation préalable. En effet, alors que dans le reste de l'Europe il existe des cours de traduction audiovisuelle dans diverses universités, au Portugal, peu est fait dans ce domaine. | |||||||
| Il existe néanmoins une certaine normalisation au sein de certaines chaînes de TV, mais certaines questions sont encore à poser et/ou à revoir, tant au niveau linguistique qu'au niveau culturel. Nous essaierons d'en cerner quelques-unes. | |||||||
| Organisation de cet exposé : | |||||||
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| I. Contextualisation | |||||||
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a) Production du film |
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Les institutions :
Il s'agit d'un film de vulgarisation scientifique réalisé en 2001, dans le cadre de projets de recherche appuyés par le CNRS et l'IRD. Rappelons brièvement les objectifs de ces deux institutions. |
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Objectifs du Centre National de Recherches
Scientifiques (www.cnrs.fr)
:
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Objectifs de l'Institut de Recherche
pour le Développement (www.bondy.ird.fr)
:
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L'IRD Audiovisuel est par ailleurs "issu
d'un laboratoire d'anthropologie sociale et culturelle, le centre d'études
des traditions orales (CETO). Cette structure est conçue, depuis
son origine, pour développer, préserver, rendre accessible
et valoriser, au Sud comme au Nord, le patrimoine scientifique, audiophonique
et audiovisuel. Ce dernier a été recueilli, sauvegardé
et constamment enrichi par les équipes de l'Institut et de ses
partenaires, depuis plus d'un demi-siècle."
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Il est intéressant de remarquer
que sur le site de l'IRD, l'on trouve une réflexion sur les avantages
de l'audiovisuel, qui n'est pas sans rappeler tout le problème
du sous-titrage lui-même :
"L'image associée au son permet de rassembler une masse importante d'informations dans un laps de temps très court, que l'écrit seul ne peut pas toujours rendre avec la même efficacité. C'est ce qui fonde la " culture de l'image ", qui devient un phénomène social majeur au Nord comme au Sud, et singulièrement l'information scientifique et technique (IST) ainsi véhiculée." L'écrit (les sous-titres) est-il capable de rendre réellement tout son sens à l'image qu'il accompagne ou l'alliance "image-écrit" restera-t-elle toujours déficitaire par rapport à l'alliance "image-son" ? |
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Le film : Termites Attack (O ataque das térmitas) |
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Résumé : "Les termites
européens et nord-américains sont de véritables
ennemis de l'homme. En Afrique et en Australie, malgré les dégâts
qu'infligent les termites aux cultures, la situation de ces insectes
est différente. Là-bas, les termites sont médecins,
voyants, musiciens, architectes, prospecteurs d'or et même sandwiches.
Les termitières font également partie de la vie de tous
les jours, elles se transforment alors au fil des besoins en réfrigérateurs,
fours à pain, machines à décortiquer les noix de
colas, maisons et même cimetières
Avec sa biologie
performante, le termite fascine les scientifiques. Ils étudient
son estomac pour trouver la bactérie idéale pour lutter
contre la pollution. D'autres considèrent déjà
le termite comme un véritable ingénieur de l'écosystème
des sols."
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Les langues : Les dialogues étant essentiellement en anglais (le film est tourné aux États-Unis), la version originale du documentaire est donc commentée (voix off) et doublée par voice-over en français. Ce sont donc ces deux types de discours qui seront traduits et sous-titrés en portugais (en l'occurence, le doubleur et le narrateur sont la même personne : |
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b) projection La première projection du film au Portugal, à l'origine
du sous-titrage en portugais, a eu lieu en novembre 2001, dans le cadre
du "Festival du Film Scientifique - TELEciência", organisé
par le " Departamento de Artes " de l'Université de
Trás-os-Montes e Alto Douro et inséré dans la "Quinzaine
de la Science et de la Technologie". c) Service de traduction - sous-titrage
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| II. Objectifs |
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L'objectif principal de cette analyse
est une critique de la traduction en portugais du scénario du
film " Termites Attack ", critique qui sera faite en fonction
des particularités de cette traduction :
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En fonction de ces particularités,
nous suivrons la méthodologie suivante :
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De façon plus indirecte, on essaiera également de penser aux répercussions socio-culturelles de la production de documentaires de V.S. et de leurs traductions.
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| III. Critique de la traduction |
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| a) De quelques différences entre sous-titrage pour télévision et pour cinéma |
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| Il est important de référer ici quelques différences existant dans les pratiques de sous-titrage par les stations télévisées et par les maisons de production ou de distribution de cinématographique au Portugal. | |||||||
| En
effet, les normes qui régissent la pratique de sous-titrage dans
l'une ou dans l'autre de ces entités restent assez pauvres, ce
qui entraîne un manque d'uniformité dans ce domaine. Ce fait se reflète d'ailleurs dans la quantité de publications sur la traduction audiovisuelle, très rares en portugais, raison pour laquelle il importe de recueillir des témoignages de professionnels de cette pratique au Portugal. Ces derniers affirment par ailleurs qu'il est grandement nécessaire que l'on publie plus sur ce thème en portugais, ajoutant encore que, depuis l'apparition du DVD sur le marché, on assiste à une prise de conscience croissante de la nécessité d'uniformisation dans ce secteur. Bien sûr, le choix de langues que propose le DVD a suscité cette prise de conscience d'une uniformisation nécessaire dans le traitement de la traduction par sous-titrage en portugais et dans d'autres langues. Cependant, cette préoccupation d'établir des normes et de discuter des modèles esthétiques pour la traduction audiovisuelle ne s'est pas encore suffisamment répandue. Les stations de télévision continuent à travailler avec des agences de traduction, qui elles-mêmes recourent au service de traducteurs indépendants, ce qui disperse la méthodologie adoptée ainsi que l'homogénéisation du travail final présenté. Par ailleurs, les producteurs et distributeurs cinématographiques, qui effectuent la majorité des traductions par sous-titrage, ont également recours à des agences de traduction, sans exigence normative préalable. |
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| Tout
ceci montre à quel point nous nous trouvons en territoire inconnu
-ou du moins méconnu- au Portugal, ce qui en fait un territoire
encore très expérimental. Il est cependant vrai que, dans ce vaste champ, quelques personnes commencent peu à peu à développer un travail important, que ce soit par la recherche de solutions ponctuelles à des difficultés de traduction audiovisuelle dans le cadre de leur travail (de façon prépondérante à la télévision) ou par l'organisation et l'orientation de séminaires afin de sensibiliser les traducteurs à ces questions et aux exigences de ce domaine de la traduction. La lecture d'ouvrages étrangers dans ce domaine, ainsi que la recherche de techniques et normes en vigueur dans d'autres pays constituent également une préoccupation croissante. |
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Ceci étant posé, nous pouvons à présent justifier, non pas tant le choix bibliographique qui sous-tend cette intervention que le fait de nous être basés sur les "us et coutumes" de la télévision, en particulier d'une station où nous avons pu recueillir un plus grand nombre d'informations auprès de la personne responsable de la section de traduction par sous-titrage.
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| b) Caractéristiques techniques du sous-titrage et incidence sur la traduction | |||||||
| Matériel à partir duquel la traduction est faite : en général, il s'agit d'une cassette VHS (où a été enregistré le programme -film, documentaire, émission, ... à sous-titrer) qui est le plus souvent accompagnée d'un scénario contenant le texte dudit programme. | |||||||
| Ce
scénario se présente fréquemment sous forme d'une
succession de répliques, en respectant les pauses des dialogues.
Cette configuration aide le sous-titrage dans le sens où nous avons
à l'écrit une division cohérente du texte, tant du
point de vue sémantique que du point de vue syntaxique. À noter que dans le cas qui nous occupe, le scénario contient des divisions inexistantes à l'écran, dont la visée est donc probablement d'aider à la compréhension du scénario par le lecteur (que ce soit à des fins de traduction ou non). > voir exemples en annexe 1 (séquences 1 et 2). |
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| Passons dès lors à la question de la restriction de l'espace et du temps, essentielle en traduction par sous-titrage. Le passage du langage oral au langage écrit a en effet de fortes implications sur le temps que l'un et l'autre requièrent pour pouvoir être perçus. Le texte, initialement oral (mais dont nous avons une transcription sous forme de scénario) devient écrit sous la forme de sous-titres. Ceux-ci seront à leur tour lus, ce qui suppose un processus de compréhension plus lent (nous lisons plus lentement que nous entendons). | |||||||
| Des
restrictions auront donc lieu, qui auront souvent pour effet d'éviter
la traduction totale des dialogues des programmes. Voyons dès à présent à quel point les caractéristiques de la langue orale (par exemple les répétitions ou la présence de nombreux marqueurs du discours tels que "euh", "hein", ...) vont souvent disparaître lors du passage à l'écrit. |
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| Dans les exemples suivants, nous constatons ainsi ces différences, entre le texte original en français (transcrit en scénario) et sa traduction en portugais : | |||||||
| Synthèse (nous avons ici affaire à un procédé de synthèse, d'économie de langage qui a également pour conséquence la suppression de l'image) : |
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Répétitions :
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La synthèse, la suppression des
répétitions ou de certains marqueurs du discours sont
des procédés fréquents de réduction de texte.
L'espace occupé par les sous-titres est ainsi réduit lui
aussi, ce qui donne une distribution de sous-titres avec une moyenne
de 2 lignes.
Nous devons cependant prendre en compte le rapport espace-temps, pour mieux interpréter ces données, seul rapport pertinent lorsqu'il s'agit d'analyser la qualité de compréhension (ou lisibilité) permise par le sous-titrage. Ainsi, il convient d'exposer les aspects techniques liés à l'espace et au temps et qui devraient en théorie être respectés [ |
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Si ces principes sont appliqués
au scénario traduit en portugais du documentaire que nous avons
choisi, nous constatons (voir annexe 2) :
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Ces précisions sur la restriction d'espace et de temps et ses implications sur la traduction étant faites, passons à présent à un autre type de restriction, plus directement liée au langage utilisé.
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c) Restrictions sur le langage
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Question du destinataire de la traduction
: Maria Auta de Barros, responsable du service de sous-titrage d'une
chaîne de TV privée, parle de la nécessité
de tenir compte du destinataire et de penser à sa capacité
de lecture et de compréhension, lors du travail de traduction
par sous-titrage.
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Exemples :
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Dans la traduction portugaise, nous avons non seulement la présence de déterminants inexistants dans le titre original, mais aussi la perte de la référence à l'anglais du titre en français, sans doute voulue par le réalisateur parce que le film concerne essentiellement le fléau que représentent les termites aux États-Unis. |
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| Un
peu plus loin, dans un de ses articles, elle ajoute que "le traducteur
cherche les expressions idiomatiques, les mots d'argot, les mots familiers,
les expressions techniques. Sa transposition en portugais est faite selon
le type de personnage de l'original ; malgré les restrictions dans
l'usage d'un certain type de langage à la télévision,
le traducteur ne peut faire preuve ni d'excès de zèle ni
de puritanisme et doit faire une traduction proche de l'original." Il s'agit donc de " transposer " dans la langue cible, les caractéristiques du personnage de l'original et tenir ainsi compte de la culture de la langue cible, autrement dit du destinataire des sous-titres. Mais les "restrictions dans l'usage d'un certain type de langage" font référence à la politique de certaines chaînes de TV (privée et publique, cette fois) qui consiste à amoindrir la virulence des gros mots, par exemple. Ceux-ci sont parfois purement et simplement supprimés. Voyons-en un exemple dans notre documentaire : |
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El objetivo final es que los subtítulos aporten al espectador la información necesaria para poder seguir la película sin ninguna dificultad. El traductor de subtítulos también deberá hacer un esfuerzo por reflejar el lenguaje oral en un modo de discurso escrito para ser leído. De otra forma, una traducción excesivamente naturalizada o neutralizada, en donde se prescinda de todos aquellos elementos relacionados com la variedad lingüística en todas sus dimensiones y de las características propias de la lengua hablada, quizá no impida la comprensión general del argumento de la película, pero sí privará al espectador de conocer aspectos importantes de la caracterización de los personajes. |
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Au-delà de la compréhension
d'un scénario, il faut donc considérer la perception plus
fine des caractéristiques des personnages. Celles-ci nous sont
transmises par une série de canaux, du regard et de l'expression
corporelle au non-dit, à la situation et au langage lui-même,
ce dernier canal étant ce que nous devons transposer dans la
langue/culture cible.
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Bien sûr, ces considérations
portent beaucoup plus sur la production de fiction (au cinéma
ou à la télévision) que sur des programmes télévisés
plus "descriptifs" tels que le documentaire. D'ailleurs, le
traducteur du documentaire choisi pour cette analyse confirme cette
préoccupation de transposer de la façon la plus complète
possible les caractéristiques des personnages, mais essentiellement
lorsqu'il s'agit de traduction de sous-titres pour film de fiction.
Il confirme également qu'il pense au destinataire lorsqu'il doit
traduire un gros mot (dans ce cas, il pense au public pour lequel il
sous-titre un film et a une posture différente quand il s'agit
par exemple d'un film pour un festival de cinéma pour la jeunesse).
Cependant, il essaie généralement de s'approcher le plus
possible de l'original.
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Enfin, pour terminer cette partie avec
une réflexion de plus sur l'importance du destinataire, citons
une fois encore Maria Auta de Barros, parlant de langage technique :
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É certo que o uso de uma linguagem mais técnica pode tornar-se de difícil compreensão para o telespectador comum, no entanto, o tradutor de legendas deve ter sempre em conta quem está a usar essa linguagem. Se o original é um programa sobre astronáutica, embora a linguagem possa não ser acessível à generalidade dos telespectadores, deve usar-se linguagem equivalente na tradução, pois não só se corre o risco de ser alvo das críticas daqueles que estão dentro do assunto, como se torna, certamente, ridículo ouvir um especialista usar a linguagem de um leigo. (Maria Auta de Barros, 1999, p.68) |
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Il importe de bien définir les
objectifs d'une traduction avant de décider si oui ou non il
faut simplifier ou expliciter (par des explications internes, par exemple)
le contenu du scénario. Dans le cas envisagé ci-dessus
(où le discours d'un spécialiste ne pourrait être
traduit par des propos que seul un profane en la matière tiendrait),
le destinataire du programme ne sera probablement pas le "grand
public" mais bien une minorité capable de suivre le déroulement
d'une émission scientifique.
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Au-delà de l'importance du destinataire,
ce qui transparaît ici c'est le rôle très important
de celui qui commande la traduction, dont les exigences seront essentielles
pour définir les objectifs du travail du traducteur.
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| Ces
dernières réflexions nous mèneront tout naturellement
vers le dernier point de cette communication, puisque l'éventuelle
nécessité d'adaptation du contenu du scénario ainsi
que le rôle du client (celui qui commande la traduction) sont également
deux questions centrales lorsque l'on aborde le thème de la vulgarisation
scientifique.
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| IV. La vulgarisation scientifique |
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La vulgarisation scientifique est en quelque sorte un phénomène
de traduction intralinguistique.
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| a) Discours de la V.S. | |||||||
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Voyons tout d'abord quelques généralités
sur le discours de la vulgarisation scientifique (V.S.)
"Le texte de V.S. est toujours situé par rapport à une autre catégorie : le texte scientifique." [ Le discours scientifique est quant à lui souvent écrit et utilise un langage spécialisé (jargon) et donc des vocabulaires scientifiques (terminologie). |
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Dans l'analyse du travail de sous-titrage
d'un documentaire de vulgarisation scientifique, il faudra dès
lors penser aux diverses phases que parcourt un texte, de son état
initial (écrit scientifique) à son état final (texte
écrit, traduit à partir d'une transcription d'un texte
oral).
On trouve ainsi le schéma suivant : |
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Reformulation
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Traduction
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| Texte écrit initial (jargon) >> |
oral de V.S. >>
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écrit (traduction par sous-titrage)
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Scénario écrit
en L1 (langue source) |
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Le texte initial étant écrit
en L1 (langue source), le texte final de traduction par sous-titrage
en L2 (langue cible) et l'oral de V.S. représentant ici le documentaire
dont le scénario écrit est en général une
transcription des dialogues du documentaire, qui servira de texte à
traduire en L2.
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| Bien souvent, la reformulation d'un texte scientifique en texte de V.S. comprend des aspects sociaux mais aussi un travail de type linguistique. | |||||||
| Nous pouvons relever les éléments suivants dans le documentaire choisi pour cette analyse : | |||||||
| De l'écrit scientifique à l'oral de V.S : | |||||||
b) Incidence sur la traduction
par sous-titrage
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| L'impact de la V.S. sur la traduction par sous-titrage nous permet d'élargir la réflexion et de cerner ainsi de façon plus spécifique la traduction d'un documentaire de V.S. | |||||||
L'on peut dire que le traitement du discours de V.S.
est tantôt identique dans les deux langues, tantôt différent
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b.1) Voyons tout d'abord quelques exemples de procédés de vulgarisation scientifique présents dans le texte initial et maintenu dans la traduction. |
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| Analogie : |
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Néanmoins, cette analogie disparaît brusquement (voir segments soulignés), comme si tout à coup, le traducteur craignait d'être incompris par le spectateur. |
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Redoublement : |
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Nous avons ici affaire à un procédé
linguistique très courant en vulgarisation scientifique : les
expansions, qui servent principalement d'explications.
Dans le premier cas, nous avons une expansion par cataphore ("signaux chimiques odorants") et dans le second, par anaphore ("ce langage"). Toutes deux se retrouvent telles quelles dans la traduction. |
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Substitution : |
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La substitution est également un procédé de
V.S. fréquemment utilisé. Dans ce cas, le réalisateur
fait appel à l'image et au statut social que l'expression "Dr.
Honoris Causa" évoque en chacun de nous, en substituant
une partie de la structure par une référence aux termites,
objet de ce documentaire. b2) A présent, voyons des exemples de variation de comportements des deux langues (source et cible) par rapport à la vulgarisation scientifique. |
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Simplification de la terminologie :
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La vulgarisation scientifique implique
souvent une simplification de la terminologie utilisée (l'on
entend par "simplification" l'utilisation de termes plus courants
en langue générale). Dans ces exemples, ce procédé
est poussé plus loin en L.2. (donc dans la version sous-titrée).
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Terminologie imprécise : |
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Comme dans l'exemple précédent,
il y a ici une volonté d'utiliser un terme plus générique
dans la traduction.
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Le non-respect de la terminologie scientifique en portugais (alors que celle-ci est correcte en français) est d'autant plus étrange que le traducteur utilise le bon terme, un peu plus loin dans le texte : |
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Erreurs de terminologie : |
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L'ordre des mots du terme "ingénieurs termites" est capital pour comprendre que le substantif "termites" est ici adjectivé. En inversant cet ordre, la traduction portugaise en a faussé le sens. b.3) Dans certains cas cependant, la terminologie scientifique est maintenue, même dans un documentaire de V.S. Ce choix délibéré se retrouve dans les deux langues, dans les exemples suivants :Terminologie spécifique : |
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| Terminologie spécifique : | |||||||
Bien entendu, ces divers procédés
de transformation/reformulation d'un texte en un document de vulgarisation
scientifique, ainsi que le comportement du traducteur face à
eux ne sont ici décrits et exemplifiés que dans une perspective
de constat.
L'étape suivante consisterait à interpréter ces constatations et à proposer certaines "marches à suivre" voire à normaliser certains faits.
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| V. Conclusions |
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Après une contextualisation du
cadre de travail, dans cette étude de cas (production et réalisation
du film documentaire ; projection de celui-ci ; service de traduction.),
nous sommes passés à une critique de traduction : voir
comment les éléments techniques, plus ou moins normalisés
au Portugal, sont respectés et ont une influence sur la traduction.
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Ainsi, ce type de document mérite
une attention/analyse particulière aux différentes phases
de sa production.
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Par ailleurs, le fait que ce document
soit un documentaire peut sembler à première vue l'éloigner
de la fiction et peut faire penser que, le discours étant à
priori plus objectif et descriptif, il en sera moins transformé
(déformé ?) que s'il s'agissait d'un film de fiction.
D'aucuns pensent néanmoins que la composante fictionnelle du documentaire existe (fût-ce par le montage, ) et qu'il est bon qu'il en soit ainsi (pour motiver le spectateur, l'objectif de la vulgarisation scientifique étant d'informer le plus grand nombre de personnes possible). Cette réflexion nous a ainsi menés au thème de la vulgarisation scientifique et aux transformations du discours qu'elle implique. |
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Dans l'analyse de ce genre de document,
il sera indispensable de tenir compte de tous les procédés
de transformation de texte pouvant, ou non, interférer dans les
différentes phases du travail de traduction et de sous-titrage.
La prise de conscience de ceux-ci permettra alors de procéder
à des choix et d'en connaître les implications à
divers niveaux, non approfondis ici :
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| VI. Bibliographie |
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PARTIE 1 : TERMITES ATTACK Séquence 1 (enquête Nouvelle Orléans USA) : Termites attack |
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Titre : Mona Lisa Production / France
2 / La Cinquième CNRS Image/média / IRD présentent
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La Nouvelle-Orléans est en alerte permanente contre les termites. |
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Titre : TERMITES ATTACK
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Titre : un film écrit et réalisé
par Thierry Berrod
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Séquence 2 (enquête Nouvelle Orléans USA) : Ennemi n°1 à la Nouvelle Orléans |
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Les termites xylophages sont considérés
comme les plus destructeurs.
Leur progression s'effectue naturellement du sol où ils ont leurs quartiers, jusqu'au plafond. Le premier étage consommé, les termites lancent l'assaut du second. |
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Les vieilles maisons en bois du quartier
français sont leur cible nºl. Mais aujourd'hui les termites
ont décidé de se faire les dents sur les joints des gratte-ciel....
Ils attaquent même la maison de Dieu! |
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0:00 |
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1. Nova Orleães está em alerta constante
contra as térmitas. |
0:33
0:38 0:41-0:43 |
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O Ataque das Térmitas
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0:48-0:55
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[animation]
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4. As térmitas xilófagas
são consideradas as mais destrutoras.
5. A sua progressão efectua-se a partir do solo onde 6. elas têm os seus quartéis generais, até ao tecto. 7. Destruído o primeiro piso, as térmitas 8. lançam-se ao ataque do segundo. |
1:06-1:10
1:11-1:14 1:15-1:17 1:18-1:20 1:21-1:25 |
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9. ITV Gregg Henderson: Ena pá!
Há muitos estragos aqui!
10. Nota-se ao longo desta... (porta), no sítio da porta... 11. Bem, vou descer para ver se encontro indícios de térmitas. 12. Boa sorte rapaz. 13. Vejamos os estragos... 14. Parece estar completamente molhado, 15. podre e cheio de térmitas... 16. As térmitas invadiram totalmente o local... 17. Já mais ninguém pode viver aqui... |
1:26-1:29 |
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18. A pedido das entidades de Nova Orleães,
19. Gregg Henderson tem a seu cargo a pasta "térmitas". |
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20. As térmitas atacam as casas
de todos; quer seja casa de ricos,
21. de pobres, de brancos ou negros... 22. é.lhes indiferente. Na Louisiana, as térmitas 23. tornaram-se uma verdadeira obsessão. 24. Uma térmita só não faz estragos, mas milhares 25. de térmitas atacam as casas na Louisiana 26. e parecem cãezinhos a roer uma casa, depois outra, sem parar. |
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27. As casas velhas de madeira do bairro
Francês são o seu alvo nº1.
28. Mas agora, as térmitas decidiram afiar os dentes nas 29. juntas dos arranha-céus. Até a casa de Deus elas atacam! |
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30. Vejam só o que elas fizeram
a este cipreste!
31. As térmitas comeram-no, não foi? 32. Elas vazaram-no... 33. Tivemos aqui um problema na semana passada e 34. estávamos a verificar o relógio que está no exterior, 35. à entrada e ele caiu na rua... 36. Um relógio de madeira? 37. Sim, um relógio de madeira! 38. Talvez se deva lá colocar um de plástico... 39. Algo terá que ser feito; e é inútil rezar, pois as 40. térmitas vêm à igreja todos os dias... 41. Pois, o Sr. tem razão. |
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